La démocratie n’est pas une option
A Juvignac, la « démocratie participative est en action ». C’est en tout cas ce qui est annoncé sur le site internet de la commune et ce qui nous est dit à longueur de réunions et bulletins municipaux . La réalité semble être un peu moins dans « l’action », entre décisions prises par on-ne-sait-qui, grandes réunions de « concertations » pour entériner, semble-t-il, des choix déjà faits ou encore des des attitudes et réponses ressemblant à s’y méprendre à du mépris pendant les réunions du Conseil Municipal.
Nous ne prétendons pas avoir une baguette magique démocratique mais nous prétendons vouloir poser ces questions de façon publique et chercher collectivement des réponses pour tenter d’aller vers plus de démocratie.

Pour ce faire, il faut rappeler que la légitimité démocratique tient d’abord au vote populaire mais qu’être élu ne signifie pas ne plus avoir de comptes à rendre. C’est pourquoi, d’ailleurs, nous sommes favorables à des mandats révocatoires. Être élu ne signifie pas non plus ne pas tenir ses promesses. C’est pourquoi, lorsque nous signerons la charte Anticor, nous la respecterons.
La démocratie est aussi une éthique qui signifie respecter l’opposition politique et ne pas la mépriser. La politique politicienne est faite parfois de mauvaise foi, c’est vrai, et c’est franchement agaçant. Mais l’opposition, dans un Conseil Municipal, est très isolée, du fait du mode de scrutin qui offre à une municipalité élue une majorité absolue écrasante même lorsqu’elle n’est pas majoritaire en voix. Ainsi, proposer la vice-présidence de la commission des finances à l’opposition nous semble une mesure simple et efficace pour avoir des débats certes francs mais surtout avec des arguments politiques.
Enfin, un programme ça se respecte, évidemment (même si cette évidence semble parfois ne pas l’être), mais il arrive parfois que des évènements non prévus par le programme surviennent. C’est ce qui s’est passé par exemple avec les débats concernant l’AS Juvignac. Plutôt que de prendre des décisions brutales, non concertées et donc incompréhensibles, il faut se donner, en début de mandat, une éthique démocratique à appliquer en toute transparence. Cela peut tenir en quelques principes simples comme consulter les personnes concernées, définir des critères de choix et s’y tenir, ouvrir aux habitant.es un temps de question lors de chaque Conseil municipal, permettre des votations citoyennes, favoriser le développement et s’appuyer sur les démarches de l’éducation populaire pour multiplier les modes de participation citoyenne à la vie municipale (enquêtes participatives, cahiers de doléances, assemblées de quartiers…)…

