Rejet du moratoire sur les énergies renouvelables

Ce vote, contre la libéralisation totale de l’énergie, est une défaite cinglante pour l’extrême droite et le gouvernement.
D’abord présentée par le gouvernement, elle a été remaniée par l’extrême droite face à la désertion des macronistes.
Nous avons tenu bon pour une véritable politique énergétique respectueuse de l’environnement.
Sylvain Carriere
Commentaire :
Cette proposition de loi, dite « Gremillet » sur la politique énergétique de la France à l’horizon 2035, prévoyait en particulier un moratoire sur toute nouvelle installation éolienne et photovoltaïque. Or ces énergies renouvelables permettent d’atteindre un niveau jamais atteint de décarbonation, que le nucléaire et les centrales hydroélectriques seuls ne permettent pas d’atteindre.
Les débats précédant ce vote du 24 juin ont montré le poids du RN, qui est farouchement anti énergies renouvelables, et de son allié de circonstance, la FNSEA, pour défendre certaines mesures de son programme énergétique : la réouverture de la centrale nucléaire de Fessenheim, fermée en 2020, la relance massive de la production d’électricité nucléaire, la suppression d’objectifs de biocarburants et le report du calendrier d’interdiction de location de passoires thermiques.
Malgré ce rejet à l’Assemblée Nationale, la loi Gremillet doit passer au Sénat en deuxième lecture à partir du 8 juillet, en partant de la version qu’il avait votée en octobre 2024. Viendra ensuite une seconde lecture à l’Assemblée, peut-être en septembre prochain.
Détail des votes
- Pour l’adoption : 142 (RN, UDR)
- Contre : 377 (Ensemble pour la République, Horizons, Démocrates, LIOT, PS, EELV, PC et LFI
- Abstention : 47 (Droite Républicaine)

