Football à Juvignac : le retour du fait du prince…
À Juvignac, l’histoire semble se répéter. Sous le mandat de Jean-Luc Savy, l’association historique AS Juvignac avait été écartée des installations municipales dans des conditions brutales, officiellement pour plusieurs dysfonctionnements. Un cahier des charges avait bien été annoncé pour encadrer le choix d’un nouveau club, mais finalement il y eu décision unilatérale du maire : le 3MTKD. Le fait du prince, auquel M.Savy nous avait habitué.
Un choix fait dans l’opacité et une urgence douteuse

Un an plus tard, alors que la nouvelle majorité municipale s’était engagée à rompre avec ces pratiques, le même scénario semble se reproduire. Sans explication claire et dans une forme d’urgence difficilement justifiable, le maire décide seul que le club actuellement en place ne convient plus et qu’il faut en installer un nouveau dès la prochaine rentrée.
Certes, les réserves exprimées par M. Gros et plusieurs membres de son équipe à l’égard du choix du 3MTKD n’étaient un secret pour personne. Elles avaient été clairement formulées en conseil municipal lorsqu’ils siégeaient dans l’opposition. L’engagement de Mme Ikpefan, alors colistière, à la présidence de l’AS Juvignac en témoignait également.
Des méthodes discutables
Mais aujourd’hui, le problème n’est pas tant le changement de club que la méthode employée. Lors du conseil municipal du 29 mai, le sujet — pourtant absent de l’ordre du jour — a donné lieu à un traitement profondément déséquilibré : neuf minutes de prise de parole pour la majorité, contre à peine cinquante secondes pour la minorité, sans possibilité de réponse. Pire encore, un élu de l’opposition a vu son micro coupé alors qu’il tentait de dénoncer ces pratiques.
Nous avons également appris qu’une commission s’était réunie en amont, convoquée par les services municipaux, sans que les élu·es de la minorité n’y soient invité·es. M. Van Brussel a justifié cette exclusion en évoquant des « coutumes » héritées du mandat précédent.
Mais cette équipe n’avait-elle pas précisément été élue pour rompre avec ces usages ?
Plus troublant encore, cette commission n’aurait réuni que trois membres, sans même inclure l’ensemble des élu·es de la majorité concerné·es par les questions sportives et associatives.
Le constat est clair : après avoir reconduit des choix budgétaires similaires à ceux de la précédente mandature — notamment sur les indemnités du maire et les grandes orientations financières —, la majorité actuelle semble également en reproduire les méthodes. Décisions prises en cercle restreint, manque de transparence, marginalisation de l’opposition : autant de pratiques qui rappellent celles qu’elle dénonçait hier.
Il ne manquerait plus que le choix du nouveau club se soit porté sur une association dont un ou une ancienne colistière de l’actuelle majorité serait partie prenante pour que ce soit le combo : fait du prince et petits arrangements entre ami·es…
En attendant, rien n’a changé, les Juvignacois·es sont comme d’habitude exclu·es des choix qui les concernent…

