Triangle d’or : Rien ne va plus !
La rumeur a enflé et le Maire s’est vu rudement interpelé, d’où le 4 pages explicatif sur ses intentions dans nos boîtes aux lettres. Oui, les habitant.es des « chalandonnettes » qui bordent l’avenue de l’Europe sont inquiet.es et pas parce qu’ils et elles seraient manipulé.es, mais parce les Juvignacois.es n’ont pas été associé.es aux décisions, à cause d’une gouvernance trop verticale…

Source : Juvignac Urbanisme Environnement https://www.juvi-urba.fr/project_category/le-triangle-dor/
Certes, se promener à Juvignac est une expérience particulière : où est le centre-ville ? La petite place avec ses cafés, ses commerces et ses arbres ? Il n’y en a pas : c’est le parking du supermarché qu’il faut traverser dans l’odeur des gaz d’échappement pour aller de l’école des Garrigues à la boulangerie… Vouloir remédier à cette bizarrerie – issue des 30 ans de règne de l’ancienne mairesse et de ses liens avec les bétonneurs locaux – est un objectif tout à fait louable.
Mais faire adopter en conseil municipal une délibération qui étend le périmètre du Triangle d’or est anxiogène ! Le maire a beau se défendre de ne vouloir exproprier quiconque, alors pourquoi l’article 6 de la Convention dit-il explicitement « le cas échéant, par voie d’expropriation » ? Pourquoi la préemption en cas de vente ne suffirait-elle pas ? Quant au quartier des Garrigues comme « étape iincontournable d’un parcours urbain et patrimonial conçu pour les Journées du patrimoine » au mieux, cela fait sourire, mais ça ne rassure personne. Tout comme la novlangue technocratique utilisée pour répondre aux inquiétudes…
Clairement, la convention signée avec l’EPF n’est pas acceptable. Pour sortir de l’impasse, il faut d’abord revenir à l’ancienne délimitation du triangle d’Or car, en réalité, il n’y a pas besoin d’inclure les « chalandonnettes » pour refaire le centre-ville. Puis, lancer une grande concertation avec les associations, les habitant.es, les enfants des écoles qui dessineraient la ville de leurs rêves, bref, prendre le temps d’associer tout le monde, de discuter, d’élaborer en commun…
C’est ça, un processus démocratique !

