Déclarations de nos élu·es au Conseil Municipal du 27 mai 2026
Déclaration de Julien Landais sur l’attribution de la vice-présidence de la commission des finances
« Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les membres de cette assemblée,
Mme Boualleg et moi-même sommes consternés de constater que le compte rendu du 1er conseil municipal ne retranscrit pas les derniers échanges et travestit les propos de Mme Velay qui, suite à nos demandes, s’était engagée clairement sur l’attribution de la vice-présidence de la commission des finances à un ou une élu·e de l’opposition. Ses propos ont disparus. Les quelques vidéos du conseil municipal qui restent en ligne, bien que coupées à de nombreuses reprises et totalement incomplètes suffisent déjà à constater certaines de ces disparitions. Par ailleurs l’article du Midi Libre résumant la séance fait lui-même état de cet engagement. Il n’y a donc pas de doute possible.
Une autre consternation provient du non-respect de cet engagement. A la première séance de cette commission vous avez différé l’élection pour la vice-présidence compte tenu de l’absence d’un des groupes de la minorité. C’était tout à votre honneur. Ce qui l’est moins, c’est d’avoir contrevenu à cet engagement, pris devant cette assemblée et devant les Juvignacois·es, en élisant un membre de la majorité à ce siège. C’est un autre précédent fâcheux qui interroge sur la fiabilité des engagements pris par la majorité devant cette assemblée.
Par ailleurs nous demandons que soit rapidement étudiée une véritable retransmission de qualité des échanges du conseil municipal cette assemblée. Ce qui est proposé aux habitant·es qui ne peuvent pas se déplacer ou ne sont pas disponibles ce soir-là n’est pas digne d’une ville comme Juvignac. La démocratie ne passe pas seulement par les élections et le respect, normalement, des engagements tenus par les élu·es, elle a aussi besoins de moyens décents d’accès et de diffusion à la population. »
Déclaration de Julien Landais sur la suppression des aides à la garde d’enfants pour une partie de la population
« Monsieur le Maire,
Nous sommes profondément sidérés par cette affaire.
Non seulement vous avez refusé de protéger les propriétaires de Juvignac face à la hausse de la taxe foncière municipale — alors même qu’une légère diminution du taux était rendue possible par le budget voté en avril dernier — et vous ne vous êtes pas davantage opposé à l’augmentation exorbitante de la taxe foncière métropolitaine, mais aujourd’hui, vous proposez, de supprimer des aides à la garde d’enfants pour une partie de la population. Contrairement à ce que laisse croire l’introduction du quotient familial pour cette aide, cette mesure ne touchera pas uniquement les familles les plus aisées. Il suffit, pour un couple avec un enfant, d’atteindre environ 3 000 € de revenus mensuels pour le foyer, toutes aides comprises, pour dépasser le seuil fixé. Nous sommes donc loin d’un dispositif ciblé sur les ménages les plus favorisés.
Cette décision ne relève pas de la justice sociale, mais bien d’une logique d’exclusion et d’économies réalisées au détriment des habitants. Elle aura également des conséquences directes pour les assistantes maternelles, dont l’activité risque de diminuer significativement.
Cette affaire illustre un déséquilibre préoccupant dans vos priorités : lorsqu’il s’agit de préserver les intérêts de grandes entreprises, notamment en refusant d’augmenter la fiscalité sur les dispositifs publicitaires les plus imposants, votre position semble bien différente mais manifestement les habitant·es et les professionnels de la petite enfance ne bénéficient pas du même soutien. »
Déclaration de Julien Landais sur l’attribution d’un véhicule de fonction à un agent de la collectivité
« Monsieur le Maire,
Dans cette affaire, nous sommes particulièrement surpris de voir proposée l’attribution d’un véhicule de fonction à un agent de la collectivité.
Certes, cet avantage existait déjà sous la mandature de M. Savy. Mais force est de constater que les décisions que vous reprenez de votre prédécesseur s’accumulent et ce ne sont pas celles qui améliorent concrètement le service rendu aux habitant·es de Juvignac. Pour mémoire :
• La reprise quasi intégrale du budget 2026 ;
• L’augmentation de votre indemnité de 900 € mensuels, et ce malgré le recrutement d’un directeur de cabinet censé alléger votre charge de travail.
Aujourd’hui, vous proposez donc de prolonger un avantage particulièrement discutable. Soyons clairs : il ne s’agit pas ici d’un véhicule de service avec remisage à domicile, permettant d’assurer les déplacements professionnels, y compris entre le domicile et le lieu de travail — dispositif auquel nous ne sommes pas opposés.
Il s’agit en réalité d’un véhicule de fonction, dont l’usage inclut les déplacements privés, y compris pendant les congés, avec une prise en charge intégrale par la collectivité : assurance, carburant, entretien. Autrement dit, les contribuables de Juvignac financeraient sans contrepartie l’usage personnel de ce véhicule.
Dans le contexte actuel, une telle décision apparaît particulièrement inappropriée. Alors même que votre majorité supprime des aides à la garde d’enfants, notamment pour des familles relevant des classes moyennes ; alors que vous refusez toute baisse, même marginale, de la taxe foncière communale ; alors que vous vous abstenez à la Métropole face à une hausse massive de la fiscalité, accompagnée d’une réduction de services aux habitants — comme la suppression de la prise en charge du dispositif « bus du savoir » — vous nous demandez d’entériner un avantage individuel financé par l’argent public.
À quelques mois d’une rentrée qui s’annonce particulièrement difficile pour les Juvignacois·es sur le plan fiscal, cette proposition nous semble profondément inopportune.
Nous espérons que les membres de votre groupe mesureront la portée de cette décision et choisiront de voter contre. Afin de garantir la liberté de vote de chacun, nous demandons que ce point fasse l’objet d’un scrutin à bulletin secret. »
Déclaration de Dalila Boualleg sur l’urgence à agir pour les écoles de Juvignac
Monsieur le Maire, Madame l’Élue aux écoles et à l’éducation,
À l’approche de la fin de l’année scolaire, il nous semble essentiel de vous alerter sur l’urgence à préparer la rentrée 2026-2027 dans des conditions dignes pour nos enfants, les petits Juvignacois. Depuis plusieurs années, les parents d’élèves constatent avec inquiétude la dégradation continue des infrastructures scolaires et du fonctionnement des services associés, sans que des solutions pérennes ne soient apportées. Les bricolages successifs ne suffisent plus : il est temps d’agir concrètement pour offrir à nos enfants un cadre sain, sécurisé et adapté à leurs besoins.
1. L’état des écoles : une situation alarmante
Plusieurs établissements, comme l’école de Fontcaude Lucie AUBRAC, se trouvent aujourd’hui dans un état de délabrement avancé :
– Problèmes structurels : humidité persistante, odeurs nauséabondes, murs et équipements vétustes.
– Manque d’équipements de base: absence de toilettes fonctionnelles en extérieur pour les maternelles, pas de point d’eau accessible dans les cours de récréation, des températures caniculaires dans les classes ou manque de chauffage , sans solution efficace de rafraîchissement.
– L’école Mandela, bien que récente, souffre de malfaçons identifiées depuis longtemps, qui n’ont toujours pas été corrigées.
Ces conditions sont inacceptables pour l’accueil des enfants, et elles nuisent à leur bien-être, leur concentration et leur santé.
2. La restauration scolaire : des dysfonctionnements persistants
Le système actuel de la cantine soulève deux problèmes majeurs, partagés par l’immense majorité des parents :
a) Autorité parentale bafouée :
En maternelle, les enfants (âgés de 2 ans et demi à 6 ans) sont obligés de choisir eux-mêmes leur menu (végétarien ou avec viande), sans que les parents puissent exercer leur droit légitime. Or, l’article 371-1 du Code civil rappelle que :
» L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et son éducation, pour assurer son développement, dans le respect dû à sa personne. »
Bien entendu, cette autorité parentale ne s’arrête pas aux portes des écoles de Juvignac.
Cette pratique, inexplicable et aberrante, va à l’encontre des usages dans la plupart des communes de la métropole (comme à Montpellier), où les parents conservent cette prérogative. Nous demandons le retour à un système où ce sont les parents qui choisissent le type de repas pour leurs enfants, conformément à la loi.
b) Rigidité des réservations :
Le système actuel impose une réservation 3 jours à l’avance pour la cantine et le périscolaire, avec une pénalité de 10 € en cas d’oubli. Cette contrainte est incompatible avec la réalité des familles, qui doivent faire face à des imprévus quotidiens (maladie, changement d’organisation, etc.).
Nous demandons le retour à un délai de réservation jusqu’à 23h la veille, comme c’était le cas avant le dernier mandat. Cette flexibilité est indispensable pour concilier vie familiale et organisation scolaire.
3. Une priorité : nos enfants avant tout
Alors que des discussions sur l’augmentation des taxes ou des avantages pour certains agents municipaux (comme les voitures de fonction pour la DGS) semblent occuper l’agenda, nous tenons à rappeler que la priorité absolue doit être l’école. Les enfants de Juvignac méritent :
– Des locaux sains, sûrs et adaptés à leur âge.
– Un système de restauration scolaire respectueux des droits des parents et des besoins des enfants.
– Une organisation flexible, qui tienne compte des réalités des familles.
4. Une demande unanime et urgente
Ces demandes ne sont pas nouvelles : elles sont portées depuis des années par les parents, sans être entendues. Pourtant, elles sont essentielles pour que la rentrée 2026-2027 soit apaisée, sereine et constructive. Nous souhaitons un dialogue renforcé entre la mairie et les parents, afin de trouver ensemble des solutions durables.
Nous comptons sur votre engagement pour :
1. Lancer un audit complet des écoles de Juvignac et un plan de rénovation urgent.
2. Rétablir le choix des menus par les parents en maternelle, comme dans les communes voisines et conformément à l’article 371-1 du Code civil.
3. Assouplir les règles de réservation de la cantine et du périscolaire (réservation possible jusqu’à 23h la veille).
4. Organiser une réunion publique avec les parents pour échanger sur ces sujets avant l’été à tout le moins mettre ces points prioritaires à l’ordre du jour des derniers conseils d’école qui auront lieu prochainement.
En conclusion, Monsieur le Maire, Madame l’Élue, nous vous demandons de faire des écoles de Juvignac une priorité absolue. Nos enfants n’ont qu’une seule enfance : offrons-leur le cadre qu’ils méritent.

